Elle se fait greffer deux sachets de thé détox à la place des reins et meurt intoxiquée

L'automédication, c'est dépassé. C'est du moins ce qu'à voulu prouver Hélène, qui vivait à Montlhéry dans l'Essonne. Jamais vaccinée, jamais soignée par un médecin, souvent malade, la jeune fille a décidé de subir l'ultime opération qui ferait d'elle la "pigeonne numéro 1", comme l'expliquent les chirurgiens qui se sont occupés d'elle.

 

Le docteur Fenventre, qui l'a opérée, nous raconte l'histoire d'Hélène :

 

"Elle avait réussi à obtenir un document qui nous obligeait à accepter de lui faire la greffe. C'était la première fois qu'elle mettait les pieds dans un hôpital et la première fois qu'elle rencontrait des médecins. Elle a débarqué avec deux sachets de thé détox Fittea mes couilles et a insisté pour qu'on les lui greffe à la place des reins."

 

L'équipe médicale tente de raisonner Hélène, lui expliquant que les reins et le foie sont les seules choses dont son corps a besoin pour se détoxifier, que le thé détox et autre idioties sont non seulement inutiles mais sont en plus une escroquerie mais rien n'y fait : Hélène veut subir son opération.

 

"C'était aussi difficile que débile" continue le docteur Fenventre, "on a gardé les reins pour les filer à des gens moins stupides qu'elle mais ensuite il a fallu lui mettre les sachets de thé à la place et là, on a galéré. Y a pas de quoi relier un canal, un calice ou un uretère sur un sachet de thé. On a utilisé ce qu'on a pu, on lui a mis des canaux artificiels. Elle s'est réveillée quelques heures après et c'était déjà un miracle."

 

Hélène s'est sentie nauséeuse, faible et fiévreuse moins de deux heures après son réveil. Le lendemain matin, elle est morte intoxiquée mais le sourire aux lèvres, fière d'avoir franchi l'ultime étape.

 

"Ultime étape vers la connerie ouais, putain de hippies." conclut le docteur Fenventre.

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