La satire dépassée par la réalité

Le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis l'a emporté contre toute attente ou presque. Malgré les efforts des médias pour raisonner les gens, le peuple américain a "confié un piano à un cheval", publie Newsthump. Clinton n'a pas réussi à gagner la Floride, et ce matin Trump avait les 270 grands électeurs nécessaires.

 

Tout au long de sa campagne, il a accusé un système corrompu et a déclaré plusieurs fois que ces élections seraient truquées contre lui. Il n'a pas démenti et ce matin à 8 heures, heure de Paris, il continuait d'affirmer que "de tels résultats sont débiles."

Il a discuté avec un Pence inquiet et de leur conversation, on retiendra les mots suivants sortant de la bouche de Donald :

 

"C'est allé trop loin, pour moi c'était un investissement. Je suis baisé pour 4 ans. Je n'ai aucune idée de ce qu'il faut faire, est-ce que le Japon est sur e-bay ?"

 

Les accusations de viol, la fraude fiscale, ses propos sur les femmes et son mépris d'un peuple américain qui y vivait bien avant les européns n'auront pas suffi à le faire perdre. Clinton est choquée, Obama annonce qu'il quitte le pays, Sanders est bouche bée. Huit ans de progrès sont à présent menacés et d'ici quelques temps le mariage gay et l'avortement pourraient être interdits, mais plus grave encore l'économie commence déjà à s'effondrer : Dow Futures perd 800 points, Nikkei 1000, le dollar perd de sa valeur et l'or grimpe de 3%

La défaite de Clinton est aussi la défaite d'une candidate expérimentée face à un clown professionnel. Trump n'ayant aucun plan, il ne pensait pas gagner-comme le montre l'ambiance de surprise à la Trump Tower.

 

Maintenant je fais quoi ?

Même si son discours de ce matin a quelque peu rassuré les compagnies, sa question trouble sans surprendre : que doit-il faire à présent ?

Pence promet que le parti pondra un plan en 2 semaines mais c'est un peu tard et le peuple se demande ce qu'il vient de foutre.

 

Dans un même temps les journaux satiriques paniquent : comment parodier tout ce bordel ? La réalité a dépassé la fiction et les parodies les plus folles et aucune blague ne peut battre celle de Trump. The Onion craint une fermeture, Newsthump et The Beaverton US envisagent de se reconvertir dans la presse people pour continuer à raconter des bêtises mais à l'international, le doute est aussi présent : que va-t-il se passer de plus invraisemblable en Europe ?

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