Valls : "Je m'en bats les couilles tellement fort que je vais avoir besoin d'une bonne pommade."

La visite du premier ministre français en Israël ne fait pas l'unanimité, et si la droite dénonce une tentative de présidentialisation, d'autres critiquent son déplacement alors que le pays est en pénurie de carburant.

 

Valérie Pécresse dénonce également un oubli de ses responsabilités de premier ministre au profit d'une campagne pour 2022 et non pour 2017, ce à quoi l'hôte de Matignon a répondu qu'il s'agissait "d'une vision très ancienne de la politique" avant de rire et de déclarer qu'on pouvait gouverner et faire campagne puisque diriger de manière moderne est possible. La déclaration n'a pas satisfait les français qui à l'heure actuelle sont occupés à s'opposer à son usage du 49-3 et à la loi El Khomri qu'ils n'ont pas lue.

 

Une fois encore, Valls a joué là carte de l'humour et de l'autorité :

 

"Le peuple français doit comprendre deux choses : tout d'abord, le pouvoir ne lui sera jamais confié. Lorsqu'il pense l'avoir, il bloque lui-même son système éducatif et laisse une part de haine se glisser dans les manifestations, les violences sont certes parfois policières mais très souvent civiles.

Je n'ai pas envie de plier face à des gens comme ça. La loi passera, j'afficherai encore mon soutien à Israël en étant plus sincère qu'une majorité du peuple qui croit soutenir la Palestine mais refuserait que ses habitants viennent en France.

Ensuite, le fait que je fasse campagne me regarde puisque pour le moment vous avez les yeux braqués sur 2017. Je vois plus loin.

Alors vos plaintes, je m'en bats les couilles tellement fort que je vais avoir besoin d'une bonne pommade."

 

Le premier ministre aurait ensuite placé une couronne sur sa tête avant de rouler des épaules.

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