Pour régler le problème des abeilles, la pollinisation sera effectuée par des réfugiés

Le déclin des populations d'insectes pollinisateurs est aujourd’hui un problème à l'échelle mondiale. Si la disparition des abeilles, contrairement à une croyance populaire, n’entrainerait pas le déclin immédiat de l’humanité, elle aurait toutefois des conséquences d’une très grande envergure.

Alors que la question de l’interdiction des néonicotinoïdes, pesticides nuisibles aux insectes pollinisateurs, se joue en ce moment à l’assemblée, Ségolène Royal vient de sortir une nouvelle carte de sa manche.

 

La ministre de l’Écologie, soucieuse de trouver un terrain d’entente avec les activistes écologiques comme avec les lobbys, a en effet un projet qui pourrait satisfaire tout le monde. L’idée est simple : si les abeilles sont vouées à disparaitre, pour de multiples raisons, cela ne signifie pas forcément l’impossibilité de polliniser. Il suffit de le remplacer par un autre pollinisateur.

 

Soucieuse d’être en adéquation avec les problèmes actuels, la ministre a donc naturellement suggéré que les abeilles soient remplacées par des réfugiés.

 

« La solution s’impose d’elle-même. Honnêtement, les abeilles sont condamnées à crever, on devra bien faire sans, tôt ou tard. De l’autre côté, les migrants, qu’on veuille d’eux chez nous ou pas, vont continuer à affluer. Si la solution ne vous parait pas évidente, alors il y a un problème. »

 

La première phase du projet sera simplement de recruter aléatoirement des migrants, et de leur échanger le droit de rester sur territoire français contre un certain nombre d'heures de travail gratuites.

Cependant, la ministre va encore plus loin, avançant qu'avec les progrès de la science, il devra être possible de faire muter les migrants « pour leur faire produire du miel », et éventuellement de les équiper de petites tenues rayées « uniquement pour le folklore ; il ne faut voir aucune forme de discrimination là-dedans. »

 

Les deux partis se sont pour l'instant montrés relativement sceptiques, mais Mme Royal ne désespère pas.

 

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