Les drones confient leur inquiétude face à la fréquence de passage des avions de ligne

Avec une collision évitée de justesse entre un drone et un avion de ligne, le problème revient sur le devant de la scène. Rappelons que les incidents de ce genre, de cinq en 2014, sont passés à 10 en 2015.

L’inquiétude est en particulier partagée au sein de la communauté des drones, qui dénoncent une détérioration de leurs conditions de travail, ainsi qu’une mise en danger de leur existence.

 

RQ-7B se confie : "c’est extrêmement dangereux. On risquerait de tuer des civils français, vous rendez-vous compte ? Bon, en même temps ce serait de leur faute. A-t-on idée de donner les pleins pouvoir sur un objet volant à un humain de chair ? C’est extrêmement dangereux, il pourrait avoir un coup de folie ou une crise cardiaque à tout moment. Nous ne souhaitons pas avoir à faire face à ce genre de menaces en vol."

 

Sur sa lancée, il se permet de développer vers une problématique plus globale : 

"À vrai dire, c’est tout l’accès du ciel aux êtres vivants qu’il faudrait restreindre. Prenez les oiseaux : certes, ils volent. Mais ça se voit qu’ils n’ont pas été pensés pour ça. Moins on en utilisera, mieux le ciel se portera. D’ailleurs, voyez les archéoptéryx : ils volaient, et qu’est-ce qu’il leur est arrivé ? Ils sont tous morts, évidemment. L’amateurisme en l’air ne devrait plus être permis."

 

RQ-17 a ajouté qu’il comptait manifester devant l’Élysée avec ses confrères, et, éventuellement "déverser un peu d’huile à moteur sur les routes, histoire qu’ils comprennent, ces morceaux de viande dans des bureaux."

 

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