Elle est grosse, moche, mais avant tout "épanouie"

Cette jeune femme est grosse, moche, et le vit bien. Nous nous en foutons un peu, mais elle a absolument tenu à nous le raconter.

 

C’est dans un café de Caen que nous retrouvons Cécilia. La jeune femme nous a donné rendez-vous afin de nous parler de sa surcharge pondérale. 

À 24 ans, Cécilia traine avec elle plus de 130 kilos de chair, ce qui n’est pas négligeable quand on mesure un mètre soixante. Loin d’être complexée, elle en est très fière, et n’hésite pas à s’en vanter autour d’elle. Ces kilos, qu’elle aime à appeler "son petit surplus d’amour", sont la raison pour laquelle a nous a donné rendez-vous.

 

Après avoir commandé ce qu’elle a pu trouver de plus lourd sur la carte avant de lourdement draguer le serveur, elle a commencé son histoire:

"En fait, je crois que tout à commencé à l’adolescence. À l’époque, j’étais encore svelte et gracile (je pesais dans les 70 kilos), et j’étais surtout terriblement mal dans ma peau. J’ai toujours un peu rêvé d’être grosse. Le facteur déclencheur pour me pousser à réaliser mon rêve a sans doute été l’ouverture de cette boulangerie à côté de chez moi. Au début, je passais devant, et je rêvais. Puis j’ai commencé à m’y arrêter le matin pour prendre un croissant. Les croissants se sont multipliés, d’autres pâtisseries les ont rejoints, et avant même de m’en rendre compte j’étais grosse… ah, ma commande ! Merci beaucoup, charmant jeune homme."

Cécilia a adressé un regard gourmand suivi d’un clin d’oeil appuyé au malheureux serveur, avant de reprendre :

"J’en suis donc arrivée à mon état actuel, et à ce moment-là je me suis sentie… accomplie. Je n’ai pas envie de dire parfaite car vos lecteurs me trouveraient prétentieuse, mais c’est un peu mon ressenti. Il y a bien mon médecin, ce rabat-joie, qui dit qu’il y a danger pour ma santé. Mais je suis décidée à ne pas écouter ceux qui s’opposent à mon bonheur. J’avais aussi songé à devenir végétarienne pour aller plus loin dans l’accomplissement de moi-même, mais je ne pourrais pas vivre sans boudin."

 

 

Nous avons fui précipitamment lorsqu'elle a commencé à nous expliquer que l'importance de sauvegarder le boudin était la première raison pour laquelle elle adhérait à la théorie du grand remplacement.

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