Le président iranien concède aux Femen que "C'est bien qu'une femme puisse se pendre sans l'accord de son mari".

L'action des Femen n'aura pas été des plus subtiles : simuler une pendaison pour accueillir le président Hassan Rohani, un des rares politiciens à déclarer être défenseur des droits des femmes en Iran.

Le président iranien a toutefois su réagir avec humour et une touche d'humilité :

 

"La politique iranienne est très influencée par la loi islamique et je sais que nous avons du chemin à faire, que j'ai fait des promesses qui n'ont pas été tenues. Je maintiens ces promesses, le gouvernement est plus conservateur que moi et mes pouvoirs sont limités. C'est aussi l'une des raisons de ma venue : des accords financiers entre pays sont une chose, des accords politiques en sont une autre et j'espèrais pouvoir prouver à mon peuple que la femme pouvait avoir des droits. C'est bien qu'une Femen puisse se pendre sans l'accord de son mari mais sans vouloir vous offenser ce n'est pas exactement ce que je recherche."

 

Les Femen n'ont pas eu le même humour, elles ont tenu à rappeler qu'un président qui ne pouvait pas tenir ses promesses ne servait pas à grand chose et ont taxé M. Rohani de "bourreau de la liberté", en effet on compte toujours bon nombre d'exécutions en Iran.

 

"N'allez pas leur donner des idées.", conclut Rohani.

 

Que croire ?

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