On a interviewé le chanteur de Cigarettes After Sex parce qu'on en avait envie.

Cigarettes After Sex, c'est la musique en slow motion à Brooklyn, c'est de la musique simple et envoûtante et des paroles qui décrivent des instants perdus, c'est la musique que l'on écoute pour sourire sans avoir honte d'être un pécheur.

Greg Gonzalez, guitariste et chanteur du groupe, a accepté de répondre à nos questions.

 

AL : Lorsque vous avez lancé ce projet en 2012, quelles étaient vos motivations ?

 

Greg Gonzalez : En fait j'ai commencé tout ça en 2008 avec un batteur et le clavieriste, Steve Herrada, et nous avons sorti un premier EP. Nous avons sorti pas mal de morceaux avec à chaque fois de nouvelles inspirations mais nous avons été fixés quant à ce que nous voulions faire lorsque nous avons sorti l'EP en 2012. Bien que, techniquement, nous ayons commencé en 2008, je pense que tout s'est vraiment mis en place en 2012. La principale motivation n'était pas tant la musique que l'envie de mettre en musique des textes que j'écrivais, et c'est toujours plus ou moins le cas.

 

AL : Comment décririez-vous votre musique ? (Oui, une question originale) Comment faites-vous pour créer une telle ambiance avec une musique parfois presque minimaliste ?

 

Greg Gonzalez : L'atmosphère que nous voulons faire ressentir est certainement influencée par pas mal de musiques d'ambiance comme "Structures From Silence" de Steve Roach mais aussi par cette forme de romantisme endormi des chansons du début des années 60, comme "I love how you love me" des Paris Sisters ou encore "Come softly to me" des Fleetwoods.

Je pense aussi, en tant que cinéphile, qu'une influence des BO de films est présente. On essaie faire ressentir des lieux, des souvenirs.

 

AL : Où est-ce que vous aimeriez jouer ?

 

Greg Gonzalez : On aimerait jouer dans le monde entier mais si je devais choisir un lieu là tout de suite, ce serait Cracovie en Pologne, pour l'Unsound Festival. Ca m'attire vraiment, et la manière dont on doit y utiliser le lieu en tant qu'élément à part entière du concert m'attire.

 

AL : C'est grave si on fume des cigarettes AVANT l'amour ?

 

Greg Gonzalez : Ce n'est pas un problème mais ce n'est pas non plus la même chose...

 

AL : On a notre petite idée mais quelle est votre vision de l'amour ? Est-ce aussi tordu que dans "Nothing's Gonna Hurt You Baby ?"

 

Greg Gonzalez : Intéressant, mon interprétation de "Nothing's Gonna Hurt You Baby" est purement liée à la douceur puisque le texte me rappelle beaucoup de choses vécues. Dans tous les cas c'est essentiel et je suis heureux d'aimer, même lorsque c'est destructeur.

 

AL : Cigarettes After Sex, c'est presque plus un état d'esprit qu'un moment précis. Ca résume ce que vous chantez ?

 

Greg Gonzalez : Je dirais que le nom du groupe et les chansons se complètent, on essaie de fournir des perspectives sur l'amour et le sexe, en particulier sur des éléments qui me parlent beaucoup.

 

AL : Bon sérieusement, quand est-ce que vous débarquez en Europe ?

 

Greg Gonzalez : On devrait être à Londres et Manchester début mars, on fera bientôt une annonce...

 

AL : Question importante : comment va la vie ?

 

Greg Gonzalez : La vie est magnifique.

 

AL : Vous êtes conscient que votre musique est une drogue ? Ca vous fait quoi ?

 

Greg Gonzalez : C'est agréable à entendre ! Je suis content que d'autres gens voient les choses comme ça puisque c'est aussi comme ça que je perçois la musique, je l'utilise comme une drogue. On écoute une chanson pour pleurer, pour s'endormir... J'ai toujours écouté de la musique en partie pour sa dimension cathartique, je pense que la musique sert à ça aussi.

 

AL : Là c'est pas une question, on tenait juste à vous dire bravo.

 

Greg Gonzalez : Merci encore, ce fut un plaisir.

 

Retrouvez Cigarettes After Sex sur

 

http://cigarettesaftersex.com/

cigarettesaftersex.bandcamp.com

soundcloud.com/cigarettesaftersex

 

La rédaction.

 

 

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