Il refuse de laisser son mariage ruiner son alcoolisme

Nantes - Florent Lapinte a trente-deux ans, et il est l'archétype de la nouvelle génération d'alcooliques : titulaire d'un master en littérature médiévale et donc sans emploi, il dépense son maigre smic en bières et vins rouges.

Florent est hélas marié, et si sa bière accepte totalement son épouse, l'inverse n'est pas vrai.

Il a accepté de se confier à nous :

 

"J'ai bien pigé que ce serait la binouze ou ma femme. Sauf que la binouze m'a jamais demandé de choisir entre elle et ma nana. Ca fait plus de 15 ans que je picole, alors que je ne suis marié que depuis cinq ans. Est-ce que je dois sacrifier une relation qui date de mon adolescence pour un contrat précaire ? J'en doute. Oh, elle me prendra ma maison et ma voiture mais au moins, je pourrai boire en paix et c'est un plaisir rare dans la vie. Mon mariage ne ruinera pas mon alcoolisme."

 

Florent n'en est pas à sa première expérience : 

 

"A dix-huit ans, j'ai dû choisir entre une fille et mon addiction à l'héro. J'ai choisi la fille, eh ben j'aurais mieux fait de continuer à me planter de petites aiguilles au lieu de lui en planter une grosse pour un orgasme tout pourri."

 

Florent pense divorcer en décembre : "au moins je pourrai acheter dix litrons de rouge au lieu de payer des vacances à cette sublime créature."

 

Un exemple pour tous.

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