Faut-il taxer les fumeurs passifs ?

La question peut sembler étrange mais elle est au centre du débat à l'assemblée nationale depuis deux semaines. D'ici 2020, certains voudraient que le prix du tabac soit triplé, soit un demi-rein pour 35 grammes.

D'autres voudraient trouver les fonds ailleurs : pourquoi prendre le risque de diminuer le nombre de consommateurs quand on pourrait taxer plus de personnes ?

 

Le tabagisme passif tuerait environ six mille Français par an, soit autant de consommateurs clandestins, et touche des millions de "non-fumeurs". Nous avons discuté avec Maurice Pinard, président de l'association "Cancer pour tous", qui a tenu ce discours :

 

"Tu vois, moi ça fait trente ans que je paie pour avoir une tumeur. Deux paquets de Gauloises par jour c'est un budget, et à côté de ça y a mon pédé de voisin qui vient boire un coup à la maison et croit qu'y peut profiter de ma fumée sans que j'dise que dalle. Ben c'est pas juste. Il consomme, il paie. En plus parfois y mange pendant que je fume, y a des gens sans-gène j'vous jure, alors que mes collègues et moi on coûte un peu niveau santé mais putain au niveau national on donne des milliards, pourquoi vous croyez que le tabac c'est pas interdit ? Le tabac c'est un droit, et y a des contreparties quand on abuse d'un droit. Donc mon voisin, y va raquer ou j'y carre un briquet dans le..."

 

Maurice a reçu un appel téléphonique, mettant fin à notre entretien.

Il a toutefois tenu à préciser que "ceux qui disent que fumer c'est mal sont que des blaireaux avares en pognon mais pas en paroles" et qu'il les fumerait aussi.

Une taxe sur le tabagisme passif semble en tout cas plaire à une partie des Français.

Marisol Touraine semble désapprouver, ses yeux ont triplé de volume lorsque nous lui avons posé la question, relançant par la même occasion de débat sur la taille des balles de golf.

 

"Il n'est pas décemment envisageable de taxer des victimes. Nous sommes en France, nous aimons les victimes. Si certains veulent fumer, ils sont libres de le faire mais nous serons face à eux."

 

Un projet à suivre.

 

La rédaction.

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