"Vivre chaque jour comme si c'était le dernier" serait en fait une idée débile, selon un expert.

Paris - Boris Minginian, psychologue, lutte depuis quelques années déjà contre ce qu'il nomme "le phénomène YOLO". Un drame qui touche la génération actuelle bien plus que les précédentes. M. Minginian a aimablement accepté de nous fournir quelques explications :

 

"Le phénomène YOLO ne serait pas si grave s'il ne touchait que les lycéens. D'abord parce que la génération actuelle qui bave dans les lycées est essentiellement constituée de petits cons et d'enfants rois, que personne n'aurait embauchés de toute manière, ensuite parce qu'on pourrait alors penser que les mentalités évoluraient avec l'âge. Niquer le système à Quick après avoir fumé un pétard c'est mignon et ça passe, du moins en théorie. 

Hélas, le problème s'étend à la génération précédente : nous avons des personnes touchées alors qu'elles ont la quarantaine."

 

Le psychologue ne cache pas sa crainte et nous explique comment reconnaître un individu atteint :

 

"Généralement, ça touche des chômeurs. Des mères au foyer, des gens qui ont le RSA mais vous disent qu'on n'a pas l'impression de travailler quand on fait ce qu'on aime. Ils se font tatouer Carpe Diem sur le bras et prétendent qu'il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier, ce qui naturellement est une idée débile."

 

Nous lui avons avoué notre surprise, mais Boris nous a expliqué la différence entre vivre pleinement sa vie et vivre chaque jour comme le dernier : 

 

"Vivre pleinement sa vie, c'est un acte calculé et responsable. Le bonheur se partage, c'est sain. Vivre chaque jour comme si c'était le dernier, ça donne en résumé deux cas de figure : 

soit le patient passe chaque jour à déprimer, à croire qu'il va mourir, à pleurer et parfois même tentera de se tuer dans la soirée, soit il se met à faire réellement comme s'il allait passer l'arme à gauche le lendemain sans en avoir quoi que ce soit à fiche et fait en fait tout pour quitter ce monde : sports extrêmes sans formation, 2h de TV, fêtes, conduite en état d'ivresse, réunions du parti communiste... et ça ne mène à rien."

 

L'expert propose tout de même quelques solutions et gestes qui pourraient sauver des vies : 

 

"Faites-leur regarder des films tristes, avec des gens qui meurent ou perdent la mémoire. Ca les fera pleurer et le lendemain, s'ils sont assez cons pour y croire, il seront responsables. Vous pouvez aussi les frapper ou encore les chasser de votre vie, ce que je recommande puisque de tels individus sont des plaies."

 

Restons vigilants.

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