Antifa, il profite de la confusion qui règne au FN pour se payer une bière.

Alors que Jean Marie Le Pen risque de diviser le FN, les antifas de Nantes ont décidé de profiter de l'occasion pour frapper un grand coup.

 

Nous les avons attendus avec Maurice et son épagneul breton à la sortie des amphithéätres de lettres modernes et d'histoire de l'art. Maurice a hurlé une histoire drôle sur un chinois, personne n'a réagi, puis il a crié "minorité" et une promotion entière a débarqué, blousons ACAB sur le dos et vacuité au regard.

Nos amis antifas, très contents de la confusion qui règne au FN, ont déclaré : 

 

"C'est pour ça qu'on est là. On est la seule alternative tu vois, nous on stigmatise pas les gens comme Abdel ou David, c'est pas parce qu'ils sont arabes ou juifs que c'est pas nos potes. Au contraire, s'ils l'étaient pas je pense qu'on s'entendrait mal. Être marginal, c'est une force quand on a les couilles d'en faire sa seule raison de vivre. Moi je suis né en France et j'en suis jamais sorti mais j'ai beaucoup d'empathie et les fachos c'est le mal. La République c'est le mal, les conservateurs c'est le mal. Parce que ça vient d'une société hiérarchisée blanche catholique qui a fait rien que de la merde. Et cette société, on va lui péter la gueule."

 

Maurice a mis une mandale au chef du groupe avant de lui rappeler qu'il savait écrire son prénom pour une bonne raison et aller foirer sa vie pour une autre nommée Rousseau.

 

Noémie, 18 ans, a pris la relève : 

"Le mois dernier on a réussi à faire censurer un journal tenu par des gens trop attachés aux valeurs de la république. La liberté d'expression ok, mais pas pour dire des choses aussi nulles hein. Pourquoi vous prenez des photos ?"

Nous avons expliqué à Noémie que nous en avions le droit, suite à quoi son ami Guillaume s'est énervé.

Maurice a lâché Ogive, son épagneul, et nous avons héroiquement pris la direction de nos studios pendant que le chef du groupe criait "Anarchie pour toujours" et proposait à ses amis d'aller boire une bière pour digérer leur satisfaction.

 

La rédaction, en partenariat avec Maurice Pinard.

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