Il s'appelle Charlie et entre en dépression en apprenant que ce n'est pas son projet de dubstep que les gens soutiennent.

Hier après midi, Charlie Tolmonde reçoit une claque en plein visage : le monde entier affiche son prénom. Ni une ni deux, il se met à mixer, certain que son clip de dubstep a touché des millions de gens sur youTube.

 

Ce matin vers huit heures, il se réveille et se connecte sur sa page Facebook "Charlie's angels of dub", et n'y trouve rien. Pas un like de plus, pas un message, pas un fan. Il entame alors une série de recherches très poussées grâce au moteur de recherche Bing qui le renvoie à un site indien, qui le renvoie vers les actualités françaises.

 

Charlie s'effondre, touché en plein coeur.

 

"J'ai mal à mon orgueil" explique le jeune homme, "j'y ai cru, j'ai cru que tout le monde m'adulait mais non, voilà y a encore deux arabes qui m'ont volé la vedette et c'est marre. Je sais pas trop ce qu'ils ont foutu mais ça en restera pas là, j'ai le droit d'exprimer mon talent sans qu'on le cache et je vous préviens j'irai loin, je suis en L1 de socio."

Il hurle dans la rue à midi mais seul le silence national lui répond.

Tant d'émotion testiculaire n'a hélas pas été une bonne chose pour Charlie, qui faute de retours sur son Tweet se met à pleurer. Il est entré cet après-midi en psychiatrie après s'être ouvert la lèvre à plusieurs reprises avec sa cuillère alors qu'il mangeait un pot de Ben&Jerry's devant un message éclairé et totalement objectif d'Eric Zemmour où il est question de sauver la France, de solidarité, de respect et de virer les peaux mates.

 

Sa mère nous confie en début de soirée "C'est pas grave, il est un peu con mais je l'aime bien quand même."

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