Sarkozy peut "tout expliquer, faire sortir la France de la crise et chier de l'or en lingots"

Nicolas Sarkozy est à nouveau pris dans un tourbillon médiatique et judiciaire. Il est resté ceci dit extrêmement calme lors de ses interviews et interrogatoires, calme qu'il a expliqué ce matin.

 

"On me dit "Monsieur Sarkozy vous avez dépassé de beaucoup le plafond de financement de votre campagne en 2012". On me dit "vous avez abusé de la confiance de plus d'une personne". On me dit comme cela tout un tas d'aberrations avec lesquelles je n'ai bien entendu rien à voir mais je peux tout expliquer en présence de mon avocat.

Je vais vous dire, moi, pourquoi je reviens. D'abord, ces histoires d'argent c'est mon affaire et je peux les régler aisément, vous allez comprendre dans quelques instants.

Je reviens avec plus que des promesses, je reviens avec des alliés et du concret. Oui, la France a souffert et mon mandat n'a pas apporté que des bonnes choses. Non, monsieur Hollande n'a pas réussi à tout résoudre, même s'il lui reste un peu plus de deux ans pour y remédier, je lui souhaite bien du courage.

 

La dette française, on m'en parle, on m'accuse d'avoir contribué à l'aggraver. Jusqu'à preuve du contraire, la dette c'est un investissement, tant que la France en rembourse les intérêts nous sommes toujours dans la compétition, non ?

 

Bien. On me dit "nous sommes toujours en crise, la maladie est à nos portes et on ne sait plus ce qu'est la famille". Pour ce dernier point je vous suggère de vous adresser à mon ex-partenaire-au sens professionnel du terme-Rachida Dati. Du reste, et le voilà le concret dont je parlais, Ebola on le soignera en achetant le remède aux américains qui l'ont déjà mais ne le diront pas tant qu'Ebola ne les menacera pas vraiment, et enfin la crise n'en est pas une, certes je ne tenais pas ce discours il y a quelques années mais, et vous me pardonnerez l'expression, il fallait être un sacré pauvre con pour y croire. L'argent n'a jamais été un problème en France, pas avec moi.

C'est bien simple, l'or français je le chie en lingots de deux livres chaque matin, et je suis prêt à risquer mon derrière pour mon pays comme je l'ai fait il y a quelques années."

 


Les journalistes ont ensuite réfléchi à des questions à poser à l'ex-président mais il a préféré rentrer chez lui avant que quiconque ait la chance de parler, après tout a-t-il conclu, "c'est mon discours".

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